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Kinesthétique
Fatigue et adynamie lors d’un lupus
Infections chez les malades du lupus



KINESTHETIQUE


Conférence donnée à l'Hôpital Lindenhof de Berne, le 28 mai 2005
Traduction: Marie-Louise Hagen-Perrenoud


Avant cette conférence, kinesthétique était pour moi un mot abstrait et je pensais que cela devait être quelque chose d'ésotérique. Mais mon opinion changea dès le début de l'exposé. Marianne Schröter, infirmière diplômée, commença par nous expliquer le terme kinesthétique.


Kinesis : mouvement - Estetic : sensibilité/perception

 

Suivit alors un aperçu sur l'origine de la kinesthétique.

 

Comme il est plus facile de comprendre en participant, (faire quelque chose soi-même = propre expérience) que comme auditeurs passifs, Mme Schröter nous a fait participer à des exercices pratiques : Nous fermions les yeux, sentions notre corps. Comment suis-je assise ? Est-ce que je me sens bien ? Y a-t-il d'autres positions assises ? Dans quelle position puis-je le plus facilement bouger ? Comment suis-je le mieux debout ? Où se situe mon centre de gravité ?

 

Discussions et questions se succédèrent. Mme Schröter donna quelques trucs, par ex. comment porter une autre personne sans trop d'efforts. Il y eut beaucoup de surprises.

 

Pour nos déplacements, nous avons besoin de beaucoup de temps et d'efforts/force. Quand je cours pour prendre le bus, parce que je suis en retard, je fais plus d'efforts, cela conduit à plus de stress = plus d'efforts… stress et effort peuvent conduire à des blessures et des douleurs. L'entraînement musculaire ne sert à rien si nous ne faisons pas les bons mouvements. Chacun doit sentir quel mouvement est bon pour lui. Les douleurs sont un signal d'alarme, ça ne signifie rien d’autre.

 

Après ces exercices j'ai compris que je devais sentir et réagir en fonction de ce qui me fait du bien. Ce n'est au fond pas une découverte, mais au quotidien, on a tendance à l'oublier.

 

Mme Schröter nous explique comment nous pouvons utiliser la kinesthétique dans la vie quotidienne. Chaque jour on aimerait faire le plus possible et le plus vite possible. Nous devons nous adapter à la durée de notre travail, qui ne correspond pas forcément à notre horloge interne. Partout on exige beaucoup et nous sommes vite surmenés.

 

Je dois prendre mon temps en tenant compte de mon quotidien. Lorsque je travaille contre moi, je me bloque. Ai-je bien fixé mes priorités ? Que puis-je faire mieux (pas plus vite) ? Suis-je encore alerte ? Rester alerte signifie aussi découvrir d'autres voies, aller de l'avant, réorganiser le quotidien. Maintenant c'est à moi de prendre de bonnes résolutions et de trouver mon bon rythme de vie.

 

Un grand merci pour cette excellente conférence avec beaucoup d'exercices pratiques.

 

MS 19.08.2005

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